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02 mai 2008

Comment faire progresser son pouvoir d'achat ?

Curieusement , à une époque ou l'on s'interroge sur le financement du R.S.A qui devrait être par la volonté du pouvoir se faire au détriment des bénéficiaires de la Prime pour l'emploi , les médias télévisés sont très silencieux sur l'information parue dans le monde du 30 avril 2008.

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Une société nommée Gatsby

Christine Dutreil, la directrice de la communication du groupe Wendel, a, comme d'autres cadres, été directement intéressée dans le montage de mai 2007. Elle a reçu 8 millions d'euros en actions, et a mis en place un dispositif fiscal semblable à celui des autres membres de la direction.

Mme Dutreil a créé le 26 mars 2007 une société civile, Harcelor, avec son mari Renaud Dutreil, alors ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales du gouvernement Villepin.

Les époux Dutreil, mariés sous le régime de la communauté de biens, apportent chacun 500 euros à Harcelor, domiciliée chez eux. Un mois plus tard, le 24 avril 2007, ils fondent une seconde société, baptisée Gatsby, clin d'oeil à Gatsby le Magnifique, le célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald. Le capital de la société civile est de 3 000 euros, déposés à la banque JP Morgan, place Vendôme à Paris.

UN PRIX MODESTE

Les époux versent chacun 1 499 euros ; leur société Harcelor 2 euros. Christine Dutreil est gérante de Gatsby, domiciliée à la même adresse. Le 3 mai 2007, la Compagnie de l'Audon, qui détient les 324 millions d'euros destinés au management du groupe Wendel, autorise ses associés à vendre leurs parts aux petites sociétés qu'ils ont créées. Mme Dutreil possède 419 712 actions de la Compagnie de l'Audon, achetées 1 euro chacune à partir de décembre 2004. Elle en vend 385 800 à sa société Harcelor, à un prix modeste : 23 388 euros, soit 6 centimes l'unité - les cessions d'actions sont en effet imposées.

VIE PRIVÉE

Le même jour, la société Gatsby reçoit les 385 800 actions que lui apporte Harcelor, et 33 912 autres actions qui restaient à Mme Dutreil. La valeur du titre, fixée par la Compagnie de l'Audon, est cette fois de 19,17 euros : le portefeuille des Dutreil chez Gatsby vaut ainsi 8 047 490 euros.

Mais il ne s'agit encore que d'actions de la Compagnie de l'Audon, invendables sur le marché. C'est réglé le 29 mai : la Compagnie rachète ses propres actions à ses associés, dont Mme Dutreil, avec des titres Wendel Investissement, cotés sur le marché. La Compagnie les a vendues et rachetées à Mme Dutreil au même prix : pas de plus-value, donc pas d'impôt. Gatsby vaut alors 8 millions d'euros, dont la moitié appartient de facto à l'ex-ministre.

Mme Dutreil, interrogée par Le Monde, a indiqué que ces informations relevaient de sa vie privée. Renaud Dutreil n'a pas souhaité répondre à nos questions.

UNE VIDEO A ECOUTER AVEC ATTENTION !

Un discours en totale contradiction avec les agissements du couple Renaud Dutreil !


Podcast de Renaud Dutreil
envoyé par jeunespop34

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04 mars 2008

De quel droit adresse t on l'invective Casses toi !

De quel droit adresse t on l'invective Casses toi !

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TOUCHE MOI PAS ! CASSES TOI !

Une semaine après l’incident du Salon de l’Agriculture, la droite et quelques commentateurs s’efforcent de minimiser l’incident ! Et d’autres estiment que la réplique de Nicolas Sarkozy était très mesurée eu egard à l’insulte vis-à-vis du Chef de l’Etat.

Si on analyse bien la vidéo on remarque que c’est bien le Chef de l’Etat qui se dirige vers le citoyen, qu’il tend les mains en direction de celui-ci. Visiblement le personnage n’a pas envie de lui serrer la main et réplique «  touches moi pas « Ce qui n’est pas une insulte ni un manque de respect. Il utilise un langage familier très usité dans notre pays !

Visiblement le Chef de l’Etat touché dans son orgueil démesuré invective le citoyen «  casses toi «  C’est une réplique scandaleuse ! De quel droit le chef de l’Etat refuse l’accès au salon d’un citoyen qui n’a pas envie de lui serrer la main.

C’est cette remarque que les commentateurs ont oublié de commenter ! Elle est plus contestable que la seconde «  casses toi pauvre con «.

En conclusion, nous pouvons considérer que Nicolas Sarkozy n’admet le droit de fouler le territoire national qu’à ceux qui n'ont  pasl’envie irrésistible de le toucher !

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19 novembre 2007

APRES LE DISCOURS DE DAKAR NICOLAS SARKOZY CONFIRME SES PENCHANTS RACISTES

Beaucoup d'entre nous avaient été choqués par le Discours de Nicolas Sarkozy à Dakar ! On se souvient aussi des accusations fondées de BHL à propos de ce Discours de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui , lors de ses entretiens avec des dirigeants européens , Le président Nicolas Sarkozy laisse apparaître un penchant très marqué pour le racisme et un problème avec les musulmans . En outre ses homologues européens ont noté une absence totale de la maîtrise de ses nerfs !SARKO Quand Sarkozy parle des musulmans Le président aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe". Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre. "Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog. "Choc de civilisation" Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration". Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maitriser ses nerfs", poursuit le journaliste. Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".

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04 novembre 2007

SARKOZY SE DONNE EN SPECTACLE ?

Comment ne pas douter de la sincérité de la démarche du Président de la République ?baa9e62f7471e572db8353c3779a98cd La décision de Sarkozy d'aller lui même chercher les Journalistes et les Hôtesses Espagnoles et de les conduire à Madrid nous fait douter de la sincérité de la démarche . Pour Nicolas sarkozy tout est Politique Spectacle ! On pourrait aller jusqu'à envisager un accord entre le Président Tchadien et La France sur cette affaire montée de toute pièce . Quoi qu'il en soit , Nous attendons de notre Zorro national qu'il déploie autant de zèle à faire revenir en France les membre de l'Arche de Zoè et du Pilote Belge ! Nicolas Sarkozy est en route pour N'Djamena, au Tchad, où il doit rencontrer son homologue tchadien Idriss Déby afin d'évoquer la situation des Européens poursuivis dans le cadre de l'affaire "Arche de Zoé", annonce l'Elysée dimanche dans un communiqué. "Le président de la République est en route pour N'Djamena pour y rencontrer son homologue tchadien M. Idriss Déby Itno", peut-on lire dans le communiqué de l'Elysée. L'entretien des deux présidents portera notamment sur la protection consulaire de nos ressortissants et sur la coopération judiciaire entre le Tchad et la France dans le cadre des instructions ouvertes dans les deux pays", précise le texte. La justice tchadienne a entamé samedi les auditions des Européens inculpés pour enlèvement et escroquerie dans l'affaire de l'"Arche de Zoé". Les 16 Européens - neuf Français et sept Espagnols - ont été interpellés le 25 octobre à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener en France 103 enfants africains âgés d'un à dix ans

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03 novembre 2007

POURQUOI VOULOIR A TOUT PRIX DISCREDITER L'ACTION DE L'ARCHE DE ZOE

Parce que la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme s'est permis d'attaquer tout azimut L'arche de Zoé au risque de donner des arguments accusateurs au président du Tchad , il est de bon ton de surenchérir sur les affreux de cette association . Le Témoignage du Médecin ayant à titre bénévole participé à cette opération peut apporter à nos compatriotes un autre éclairage qui aider à comprendre les effets néfastes de ce que l'on peut appeler la propagande ! Rentré d'Abéché juste avant les arrestations, un médecin décrit l'action de L'Arche de Zoéarche_zoe432 Pendant deux mois, une quinzaine de médecins, d'infirmières et de pompiers secouristes français se sont relayés pour soigner les enfants regroupés dans le camp de L'Arche de Zoé à Abéché, dans l'est du Tchad. Parmi eux, Dominique Gladin, médecin urgentiste à l'hôpital d'Argenteuil, s'est occupé du petit dispensaire entre le 3 et le 20 octobre, dans le cadre d'une action humanitaire bénévole. Il l'a échappé belle : "Il était prévu que j'accompagne les enfants dans l'avion qui les transporterait en France. L'opération a pris du retard, et je suis rentré seul car je devais reprendre mon travail à Argenteuil. Si l'équipe avait tenu son planning, je serais en prison au Tchad en ce moment", dit-il. Au début, tout semblait simple. Au cours de l'été, le docteur Gladin entend des amis médecins parler d'une mission de courte durée au Tchad et se porte volontaire : "La proposition venait de collègues sérieux. En plus, les pompiers d'Argenteuil, avec qui je travaille régulièrement, connaissaient l'association et la soutenaient." Le docteur Gladin est persuadé d'avoir fait du bon travail : "Les médias disent que les gamins sont en bonne santé, mais ils oublient de préciser que c'est grâce à nous : quand ils nous arrivaient, beaucoup étaient malades ; nous les avons soignés. A son arrivée, chaque enfant était ausculté, on lui posait un petit bracelet pour l'identifier, on constituait son dossier médical." Le travail était épuisant, mais l'ambiance excellente : "Les habitants du voisinage nous connaissaient et nous appréciaient." L'équipe fréquentait également le contingent de l'armée française basé à Abéché : "Il y avait un poste de télé au mess des officiers ; nous sommes allés voir la demi-finale de la Coupe du monde de rugby. Eux aussi venaient chez nous, pour discuter ou boire un coup." SITUATION INEXTRICABLE Peu à peu, le docteur découvre le fonctionnement de l'équipe : "Nadia, l'infirmière, travaillait avec moi, elle faisait bien son boulot. "Doudou" (Dominique Aubry), le pompier de Narbonne, s'occupait de la logistique, il a été très efficace." Eric Breteau, le chef, était constamment en déplacement, mais Dominique Gladin a discuté quelquefois avec lui, pendant le dîner : "J'ai tout de suite vu que c'était un fonceur, qu'il irait jusqu'au bout. Son charisme est évident ; il a une forte influence sur son entourage. En même temps, il est calme, chaleureux, et sait écouter les autres. Quand il m'a expliqué qu'il voulait emmener une centaine d'orphelins soudanais en France, je n'ai pas porté de jugement, ce n'est pas mon rôle. Je me suis simplement dit que ce serait très compliqué, mais que seul un type de cette trempe pourrait peut-être réussir un coup pareil." Il remarque aussi le rôle essentiel joué par Emilie Lelouch, 30 ans, l'amie d'Eric Breteau : "Elle gérait l'antenne de l'association à Adré, près de la frontière avec le Soudan, à sept heures de piste d'Abéché. Elle était en contact direct avec les tribus et les responsables des camps qui lui amenaient des enfants. Tous les gamins transitaient par elle. Elle constituait un petit dossier pour chacun, avec son nom, le nom de l'adulte qui l'avait amené, sa situation familiale, son village d'origine, etc. Ce sont des documents précieux. J'espère qu'ils referont surface. Ils permettront d'éclaircir beaucoup de choses." Avec le recul, il estime que L'Arche de Zoé essayait de travailler le plus sérieusement possible, mais que la situation sur le terrain était inextricable : "Parmi les enfants qui sont arrivés jusqu'à mon dispensaire, certains sont repartis après quelques jours. Apparemment, on s'était aperçu qu'ils n'étaient pas orphelins, et ils ont été rendus." Difficile également de déterminer la nationalité de certaines communautés : "Entre le Tchad et le Soudan, il y a un no man's land, une longue bande de 30 kilomètres de large, qui est habitée. A quel pays appartiennent ces gens ?" Aujourd'hui, en tant que médecin, il s'inquiète avant tout pour Jacques Wilmart, le pilote belge, âgé de 75 ans, ancien commandant de Boeing 747 pour la Sabena. Il pilotait le petit avion de sept places acheté par l'association pour transférer les enfants d'Adré vers Abéché : "C'est un vrai "pro", impeccable. C'est aussi un chic type. Il connaît bien l'Afrique, il était aux anges. Pour lui, c'était une dernière occasion de se rendre utile en faisant ce qu'il aimait."

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06 octobre 2007

Les électeurs de Nicolas Sarkozy ont ils voté pour ça?

Le Medef précise ses propositions pour faciliter le licenciement !laurence_parisot_reference Confirmé par la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans ses fonctions de négociateur en chef, Denis Gautier Sauvagnac – mis en cause dans l'affaire de retrait en liquide de 5,6 millions d'euros à l'UIMM – a emmené, vendredi 5 octobre, la délégation patronale (Medef, CGPME et UPA) sur le dossier "sortie de l'emploi". Cette discussion s'inscrit dans le cadre de la négociation avec les syndicats sur la modernisation du marché travail qui doit s'achever fin 2007. Le Medef a précisé ses intentions concernant l'assouplissement du droit du licenciement. Il veut faciliter la "séparation" entre les salariés et leur entreprise et la sécuriser juridiquement : en diminuer le coût et en limiter tant les possibilités que les délais de recours. Parmi les mesures techniques, le Medef prône la suppression de l'"obligation de réintégration en cas de nullité du licenciement" et la limitation des "délais de prescription à 12 mois", délai au-delà duquel le salarié ne pourrait plus contester. L'organisation patronale propose un nouveau contrat à durée indéterminée assorti d'une période d'essai et d'une période de "validation économique" (Le Monde du 15 septembre). TRANSFERT DES DROITS Elle précise aussi son nouveau concept : "La séparabilité ou la rupture d'un commun accord des parties." Le nouveau mode de rupture s'appuierait notamment sur un "droit de rétractation pour le salarié au cours d'un délai de réflexion de quinze jours". Le salarié bénéficierait, en cas de rupture "de gré à gré", du versement d'une indemnité. Il aurait aussi accès aux allocations de l'assurance-chômage dans les mêmes conditions que pour un licenciement. Le Medef entend que ces ruptures de contrat de travail ne soient pas prises en compte dans la définition des licenciements économiques. Dans le même document, le patronat ouvre quelques pistes, moins précises, sur la sécurisation du parcours professionnel pour le salarié. Il fait référence à la possibilité de transférer des droits en changeant d'entreprise, mais prévoit que ce transfert se définisse au niveau de la branche.

sarkozy

Si légaliser la précarité de l'Emploi c'est Moderne ! si diminuer la couverture sociale c'est moderne ! si rendre plus difficile le recours aux soins pour les plus modestes c'est moderne , alors je suis fier de rester .........archaïque

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12 septembre 2007

Le clivage gauche-droite retrouve de la vigueur dans l'électorat de gauche

Les sympathisants de gauche sont nettement plus nombreux (47%) qu'il y a deux ans à penser que le clivage gauche-droite reste pertinent, mais la contestation du marché, même mondialisé, perd du terrain, selon un sondage LH2 à paraître mercredi dans Libération.

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Malgré la défaite à l'élection présidentielle de Ségolène Royal, la proportion des Français à se déclarer de gauche reste stable à 41%, d'après cette étude.

La part des Français de gauche estimant que "les notions de gauche et de droite sont toujours valables" fait un bond de 11 points (47% contre 36% en novembre 2005). Toutefois, une majorité (52% contre 60% dans l'enquête précédente) juge ces notions "dépassées".

Malgré l'échec de 2007, 57% des sympathisants de gauche pensent que "la gauche a de fortes chances de revenir au pouvoir dans les années qui viennent", une proportion en recul (62% en 2005).

Cet électorat ne se droitise pas véritablement. 68% pensent que "la gauche doit davantage s'ouvrir au centre", mais 62% souhaitent aussi qu'elle tienne compte "davantage" de la gauche anti-libérale. Ils sont 79% à se dire proches des idées "socialistes" et 55% à se dire proches des idées "social-démocrates".

La "valeur travail" reflue: 49% croient que "le travail est davantage une contrainte qu'un épanouissement (50% d'avis contraire), les pourcentages étant respectivement de 45% et 53% en 2005. Les électeurs de gauche plébiscitent plus de consultation lors des prises de décision politique (90%).

Concernant la mondialisation économique, 53% proposent d'"en aménager les effets les plus négatifs" plutôt que de "la modifier en profondeur" (32%) ou de "s'y opposer radicalement" (7%). "Faire payer les entreprises qui licencient en faisant des bénéfices" est bien moins populaire (52%) qu'en 2005 (66%). "Baisser les impôts et réduire les dépenses consacrées aux services publics" est approuvé par 62%.

Enfin, l'éducation (+6 points en deux ans), les salaires (+6) et "l'égalité des chances" (+9) progressent parmi les chantiers jugés prioritaires pour la gauche, l'emploi et la lutte contre la précarité restant en tête.

(Sondage réalisé par téléphone du 17 au 25 août auprès d'un échantillon de 800 personnes se déclarant de gauche, extrait d'un échantillon de 1935 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus).

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04 septembre 2007

Le discours de Sarkozy sur l'école "peu adapté à la réalité" ?

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Pour être crédible il ne suffit pas de faire du tourisme un jour à l'hôpital , un autre dans un hospice et aujourd'hui à l'école .IL faudra bien que les français s'aperçoivent que l'agitation et l'activisme ne peuvent résoudre les problèmes de la Société Française!

Des syndicats de l'Education, l'Unsa et le Snes-FSU, jugent le discours sur l'école prononcé mardi par le président Nicolas Sarkozy "peu adapté à la réalité" et rempli de "contradictions" et "omissions".

Le Parti socialiste estime de son côté que "la grandiloquence" du discours de Nicolas Sarkozy "contraste douloureusement avec la réalité de cette rentrée 2007 qui se déroule dans un climat morne, de méfiance et parfois de tension entre les différents acteurs de l'école."

L'école que le chef de l'Etat souhaite "rompt avec l'école républicaine, publique et laïque, et propose une conception libérale de l'éducation qui profitera aux plus favorisés et nie honteusement la réalité des inégalités", écrit-il dans un communiqué.

Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education, a évoqué sur LCI un discours "important, qui va lancer des débats" mais "émaillé de contradictions fortes", "déséquilibré", et "peu adapté à la réalité".

L'intervention du chef de l'Etat à Blois "m'a semblé un peu déconnectée de leur réalité quotidienne", a-t-il estimé.

Pour le Syndicat national des enseignements de second degré, les "envolées lyriques" du chef de l'Etat masquent surtout des logiques budgétaires.

"Sous les dehors d'un texte qui se veut rassembleur, les contradictions nombreuses et les omissions conduisent à des annonces qui, loin de répondre aux défis actuels, sont essentiellement guidées par des logiques budgétaires : réduction des horaires-élèves, suppressions d'emplois, alourdissement de la charge de travail des personnels", écrit-il dans un communiqué.

Le Snes estime que ces propositions "sont largement rejetées par les enseignants et bien au-delà."

A ses yeux, le président de la République, dans son constat de la persistance de l'échec scolaire, oublie en outre "les progrès réalisés depuis 20 ans contre les sorties précoces et sans qualification de trop nombreux élèves."

"Plaçant l'école en dehors des phénomènes sociaux, il fait l'impasse sur l'impact des inégalités sociales et territoriales sur les difficultés scolaires", ajoute le syndicat.

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02 septembre 2007

UNIVERSITES D'ETE A LA ROCHELLE

33ac704189692b5acbf44424ae65c4f9.jpgCompte tenu des commentaires de la presse en général sur le discours de clôture de François hollande , je reproduis ici le compte rendu de Michèle Delaunay publié ce jour dans son blog!

D'accord avec François Hollande , le Parti socialiste n'a pas besoin d'un nouveau logiciel , n'a pas besoin de changer de nom ni de se droitiser pour être en phase avec les pseudos modernistes . Il suffit qu'avec le concours de tous il s'ouvre , se transforme pour être à l'écoute , être compris et apporter l'espoir !

Hollande, discours de clôture de la Rochelle

Par Michèle Delaunay, dimanche 2 septembre 2007 à 12:09 dans Journal c9b523852c6e013212c801809357a1aa.jpg

Hollande sans Royal. Il lui rend à l'instant hommage. Elle est partie "pour ne pas qu'on interprête chacun de ses regards, chacune de ses attitudes, pendant le discours de François".

Petit coup de pied à ceux qui "battent leur coulpe sur la poitrine des autres". Analyse de cette troisième défaite à l'élection présidentielle :
- incompréhension de la société
- nécessité d'une vision d'ensemble et de propositions concrête
- démonstration que nous avons non seulement la capacité et le désir de distribuer, mais celui de produire davantage
- défaut d'unité entre nous ; débat interne mais surtout combat commun (au passage je me réjouis que le sentiment d'overdose de débat interne soit généralement partagé ici)

Rénovation, vieux mot et vieilles recettes "ouvrir les portes et les fenêtres" ; créer un courant en opposition aux courants ; changer le logiciel du PS , et enfin changer le nom du Parti Socialiste... Mitterand appelé en renfort sur ce dernier point "quand on a le flambeau du socialisme, non seulement on le garde, mais on le porte". Tonnerre d'applaudissements. Il semble que le refus de ce changement de nom, largement exprimé dans les commentaires d'un billet précédent, soit très largement et très passionément partagé.

- le Parti Socialiste parle souvent une langue qui n'est comprise que de lui seul. Parler une langue que les Français comprennent.

Mettre le socialisme en phase avec les grands défis du monde. Hollande présente les trois sujets de forum qui vont s'ouvrir dans le marché :
1- les socialistes et le marché. Accepter le marché mais en préserver les domaines qui doivent lui échapper : la santé, l'éducation, la justice... Ce n'est pas le marché qui pose aujourd'hui problème aux socialistes, mais la mondialisation. Les socialistes doivent porter un projet de croissance et de compétivité. Pas de mondialisation sans exigence de la redistribution et de la régulation.
2- le socialisme et l'individu ; permettre à chaque personne d'être reconnue comme telle ; montrer que le programme du parti socialiste n'est pas fait pour "tout le monde" mais pour chacun. Partir de l'individu pour justifier le collectif.
3- le socialisme et les valeurs . la nation est un vivre ensemble pas une exclusion. Jaurès : "Le nationalisme c'est la haine des autres, la nation c'est l'amour des siens" . le travail ; les socialistes sont pour une société du travail, de l'effort valorisé ; l'objectif n'est plus à la diminution du temps de travail, mais à sa programmation tout au long de la vie, à la prise en compte de la pénibilité. "Ce ne sont pas les questions qui sont de gauche ou de droite, mais les réponses qui sont de gauche ou de droite".

A l'occasion du prochain congrès - réécrire ce qui nous unit, en faire une charte fondamentale - ce qui nous divise : respecter la règle majoritaire

Un parti organisé à l'image des institutions que nous voulons pour le pays : - un éxécutif efficace - un parlement écouté - des citoyens actifs "faire dans le parti ce que nous demandons ailleurs"

Nous sommes dans l'opposition pour cinq ans - en face d'une droite rassemblée comme elle ne l'a jamais été ; conservateurs, libéraux, nationalistes sont rassemblés dans une droite décomplexée, sacralisant l'argent, paraissant vouloir en finir avec les vestiges de la République (la progressivité de l'impôt, le droit du travail...) - en face d'un omni-président, effaçant le gouvernement et les ministres dont plus personne ne sait le nom. Mais c'est en droit, le gouvernement qui est responsable devant le parlement. Fusion GDF-Suez sans concertation. - la politique de la France ne se fait plus "à la corbeille", mais à la lecture des faits divers. Nicolas Sarkozy nomme les problèmes, c'est sa manière de les résoudre. Il se rend dans un super marché de bois d'Arcy pour résoudre le problème du pouvoir d'achat. C'est le sujet principal de la rentrée et le parti socialiste se doit de faire des propositions. - changer la forme de notre communication. La raison en face de l'émotion à la Sarkozy. - la réalité va s'imposer à l'état de grâce ; dette publique ; déficité commercial 30 milliards d'euros ; 250 millions d'euros redistribués aux 1000 plus riches contribuables du pays ; le cynisme et l'hypocrisie de déclarer que les franchises médicales seront consacrées au plan Alzheimer ; augmentation de la TVA et de CRDS ; diminution drastique de la dette publique.

Face à la droite unie, il faut réunifier la gauche - proposition de créer un comité de liaison de la gauche - à l'occasion du grenelle de l'environnement, montrer ce que serait pour la politique de développement durable de la gauche

En final, un appel au Parti Socialisme d'en finir avec ses défauts et ses faiblesses, et de faire appel à ses formidables qualités : dévouement militant, engagements sincères, somme d'intelligence et d'expertise...

Standing ovation .

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01 septembre 2007

Ségolène Royal à La Rochelle: ''Je veux que le PS soit admiré des Français''

larochelle

A l'occasion de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, Ségolène Royal a déclaré vouloir que "le PS soit admiré des Français", affirmant qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes.

"
Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français.

Voilà le rêve que je fais pour le PS
".

Ségolène Royal a dit déceler "
une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.

Ellel a insisté sur la "
soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "queue de comète" et de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.

"
La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants. Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté à reconstruire. Les choses iront plus vite que prévu".

Ségolène Royal a relevé que le prochain congrès (au plus tôt au printemps 2008) aura lieu à "
une date assez éloignée", ce qui "permet qu'il ne soit pas l'enjeu de l'université d'été" 2007.

Exprimant sa "
disponibilité studieuse", Ségolène Royal a indiqué qu'elle assisterait à trois des 18 ateliers prévus d'ici samedi soir, confirmant sa volonté, exprimée samedi dernier à Melle (Deux-Sèvres), de participer au "'travail collectif".

Se félicitant de "
la qualité" des intervenants extérieurs --des spécialistes de sciences politiques notamment--, elle a souhaité que le PS "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels. "Ce doit être un lieu d'excellence".

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31 août 2007

SARKOZY AU MEDEF "PLUS DE RISQUE DE PRISON POUR LES PATRONS"

Et maintenant qui pourra dire que ce n'est pas une justice de classe !   

              SARKOZY ET LE MEDEF Le chef de l'Etat a choisi "le camp des patrons indélicats", dénonce le Syndicat de la magistrature. Nicolas Sarkozy avait annoncé jeudi vouloir "mettre un terme à la pénalisation du droit des affaires". Dépénaliser le droit des affaires ? L'annonce faite par Nicolas Sarkozy jeudi lors de l'université d'été du Medef a mis les juges en émoi. En effet, les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude devant ce risque de mettre l'éteignoir sur certaines malversations. le Syndicat de la magistrature a estimé que Nicolas Sarkozy avait "choisi le camp" des patrons "indélicats". La pénalisation du droit des affaires ne vise "rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société", a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, "atterrée" par les propos du président. Nicolas Sarkozy "durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel", a-t-elle poursuivi.06724277 l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une "régulation pénale" du monde des affaires "afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés". Réagissant à chaud aux propos de Nicolas Sarkozy, son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas "que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises". Il a aussi rappelé qu'il y a en France "une pénalisation extrêmement faible du droit des affaires", en comparaison "avec la manière dont la justice américaine traite certaines affaires comme le scandale Enron", la plus retentissante faillite d'entreprise aux Etats-Unis.

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Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie

Politique économique - Le Président de la République vient aujourd’hui de manquer son rendez-vous avec le devoir de vérité que les Français sont en droit d’attendre sarko Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays. Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise. De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage. Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative. Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.

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29 août 2007

MICHEL ROCARD "C'est une décison personnelle "

breveon473_bdbadAprès avoir été victime d'un accident cardio vasculaire au début de l'été , Michel Rocard est maintenant une nouvelle foi victime de son orgueil démesuré et de la haute estime qu'il a de lui même ! Si au début de sa carrière , comme leader du PSU , j'ai pu estimer l'homme notamment en 1968 allant même jusqu'à aller voter pour lui aux élections présidentielles de 1969 , comment peut on comprendre cette dérive d'un homme qui maintenant choisit une démarche personnelle ! Un Homme qui a été le premier secrétaire du parti socialiste peut il à ce point ignorer et mépriser les militants de ce parti ! Déjà au cours de la campagne présidentielle , il n'a pas hésité à critiquer la candidate choisie par les militants allant jusqu'à lui demander de se retirer à son profit . Mais plus grave , comment un homme de gauche peut il croire qu'il peut être utile à la droite sans trahir ses convictions . L'action politique ne repose pas sur une trajectoire individuelle et le chemin que prend Michel Rocard n'est pas celui qu'un homme de gauche . Il pourra se souvenir que François Mitterand qu'il a souvent critiqué a su rester dans l'opposition de 1958 à 1981 et qu'il s'est efforcé de construire avec les militants les conditions de la victoire de la Gauche ! Comment le disait le Général De Gaulle , La vieillesse est vraiment un naufrage M. Rocard n’a pas consulté ses « camarades » du Parti socialiste. « C’est une décision personnelle, en réponse à une proposition qui m’a surtout été formulée en tant qu’ancien premier ministre », souligne-t-il. M. Rocard a précisé qu’il a été sollicité directement par le ministre de l’éducation, Xavier Darcos. « Un homme réputé pour avoir des idées », a-t-il commenté. Enfin, il a indiqué avoir répondu positivement après s’être donné « une semaine pour réfléchir

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27 août 2007

ENTRETIEN DE SEGOLENE ROYAL AVEC LE JOURNAL SUD OUEST

Recueilli par Patrick Guilloton et Jean-Pierre Deroudille Mme Royal, après vos vacances, comment allez-vous ? Je vais très bien ! (Rires.) Je suis heureuse de me retrouver, après cette longue coupure, au contact des militants, des sympathisants, de tous ceux qui me demandaient au cours de l'été : « Qu'est-ce qu'on fait à la rentrée ? » J'assume une responsabilité. Le traumatisme de 2002 avec le départ de Lionel Jospin est resté dans les esprits, et les gens se demandaient si j'allais faire la même chose. Je leur dis que non, et qu'en même temps je ne suis pas pressée. C'est une rentrée en douceur, pas une rentrée tonitruante. Après l'aventure exceptionnelle d'une campagne, les épreuves, les chocs, les joies immenses, et les peines aussi, je suis aujourd'hui une femme différente, fidèle à mes intuitions, ma liberté de pensée et de parole. Mais plus lucide, sereine, déterminée, forte de ce que j'ai vécu et partagé. Cette campagne vous a-t-elle changée ? Je ne sais pas si c'est le terme exact. Il y a à la fois une renforcement de ma nature profonde et une dimension nouvelle qui me donnent envie de vivre à un rythme maîtrisé. Nous sommes inscrits maintenant dans un temps long. Le Parti socialiste reste à rénover, des idées neuves doivent germer, et je ne veux plus perdre la moindre seconde dans les affrontements stériles ou les violences verbales. J'ai un besoin profond d'apaisement et de maîtrise de mon temps. Vous allez publier un livre sur cette campagne ? Oui ! Il paraîtra fin octobre. C'est un bilan mais aussi une volonté de ne pas oublier la leçon. Quand l'avez-vous écrit ? J'ai pris beaucoup de notes pendant la campagne. J'ai beaucoup réfléchi cet été, même si je me suis beaucoup occupée de mes enfants. Maintenant, je vais m'y consacrer. C'est indispensable parce qu'il y a encore beaucoup de questions, et ce que je veux, c'est que la leçon ne soit pas perdue, que ce moment démocratique intense laisse son empreinte. Une chose demeure dans les esprits, c'est que sur le smic à 1 500 euros et les 35 heures, vous n'y croyiez pas ? Je n'ai jamais dit cela. C'est une exigence de vérité. La politique ne peut plus se faire avec des slogans trop simplistes parce qu'alors ils ne sont pas totalement crédibles. J'ai dû bâtir un projet présidentiel très rapidement. Je participais à un combat collectif. Je me suis rendu compte au cours de la campagne que les propositions du projet socialiste sur le smic et les 35 heures rencontraient beaucoup d'avis dubitatifs. Comme j'étais très en écoute, j'ai bien vu que cette proposition du smic à 1 500 euros avait beaucoup moins d'impact que celle de mon adversaire sur l'exonération des heures supplémentaires, car nous n'avions pas défini comment la mettre en oeuvre. Je suis peut-être trop sincère, mais on ne l'est jamais assez. Il est nécessaire de faire le bilan de ce qui a été compris par les Français. C'est pourquoi le programme du Parti socialiste devra être élaboré avec eux. Le PS a aussi du mal, aujourd'hui, à se situer dans l'opposition... Les gens ont soif de voir leurs problèmes résolus. Nous devons peser pour que les problèmes soient réglés, et pas seulement pour critiquer systématiquement. Vous fixez-vous des échéances ? On verra. Cela dépendra de ce qui va se passer dans les semaines et les mois qui viennent, comment nous pourrons fédérer et rassembler les intelligences. Il n'en manque pas à gauche et au PS, puisque même la droite y a fait appel ! Comment jugez-vous le premier bilan de Nicolas Sarkozy ? Si on ne veut pas entrer dans la caricature, je dois lui reconnaître sa capacité de mouvement. Certains la jugeront excessive. C'est son style. L'important, c'est d'avoir un style, et ce n'est pas négatif. Nous avons quelqu'un qui démontre, au moins dans la forme, sa volonté que ça marche. Mais paradoxalement, le principal risque, c'est celui de l'immobilisme. On voit bien que les réformes les plus douloureuses qui permettraient de remettre le pays sur le chemin de la croissance n'ont pas été faites. Au lieu d'évaluer la situation, on a droit à une nouvelle agitation. Le paquet fiscal a avantagé la rente plutôt que les entreprises dynamiques. En matière politique, les municipales seront-elles l'occasion de conclure des alliances nouvelles ? J'ai tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle parce que les Français veulent qu'on sorte de l'affrontement bloc contre bloc. Je pense qu'en effet la question se pose d'une vaste coalition de la gauche, des altermondialistes et du Modem, sur des projets municipaux. Mais pas de façon désordonnée. Sur la responsabilité et la morale politiques, la dépense publique, il y a plein de questions sur lesquelles on peut se retrouver avec les centristes, mais en évitant que ce soient des alliances à la carte, qui risqueraient d'émietter le Parti socialiste, ce qui serait regrettable. Avec le Modem, qui a refusé toute proposition, les choses peuvent évoluer. Votre présence à l'université du PS ? Je ferai l'ouverture avec les cinq nouveaux députés de la région, parce que notre score a été exceptionnel ici, ce qui est aussi une forme de reconnaissance de la politique régionale. Je choisirai donc des thèmes d'action régionale qui ont un écho national, comme, par exemple, la décision de justice qui m'a donné raison contre le préfet sur les « contrats nouvelle embauche » et notre politique d'évaluation des OGM. L'Elysée a fait savoir que Mme Sarkozy ne témoignerait pas devant la commission d'enquête sur la Libye... Ce qui anormal, c'est que des annonces élyséennes soient faites avant même que la commission se soit réunie. C'est une atteinte dans la séparation des pouvoirs. Le président, qui est si actif et si disponible, comment peut-il refuser de s'y rendre ? Il doit être cohérent et ne pas changer de principes en fonction des ses intérêts. C'est la commissaion parlementaire qui doit dire si l'audition de Mme Sarkozy est nécessaire ou pas

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06 juin 2007

Les mensonges de Fillon

Nous portons plainte contre le Premier ministre pour détournement de suffrages.

Par Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale, et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d’Anticor.

06607d67de0cf4a5048f5b0625fbfcec.jpgLa France peut supporter la vérité. Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité.

Voilà pourquoi nous sommes particulièrement choqués des mensonges accumulés par M. Fillon depuis quelques semaines. Ces mensonges concernent tant le bilan de l’UMP, au pouvoir depuis cinq ans, que le projet que François Fillon propose aux Français.

M. Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des retraites. Est-ce bien vrai? L’objectif principal de la réforme Fillon était d’allonger la durée de cotisation des salariés. Quatre ans après le vote de la loi, une étude de la Caisse nationale d’assurance vieillesse montre que jamais on n’est parti aussi tôt en retraite! Alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins de 61 ans en 2006. Une évolution diamétralement opposée à l’objectif de la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps.

Les caisses de retraite, qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient le rester jusqu’en 2008, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d’euros! Certains parlent d’échec; d’autres, de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites…

De deux choses l’une: soit François Fillon se désintéresse complètement de l’avenir des retraites, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et il ment comme un arracheur de dents. François Fillon ment aussi quand il affirme que les chiffres du chômage sont «les meilleurs depuis 1983» ( les Echos du 30avril). Qui peut y croire? Quand le gouvernement fait le bilan des créations d’emplois, il fait feu de tout bois: CDD, temps partiel, CES, CEC, CNE, intérimet emplois aidés sont tous pris en compte pour enjoliver les résultats.

Par contre, quand François Fillon et Jean-Louis Borloo parlent du chômage, ils ne s’intéressent qu’aux chômeurs cherchant un CDI à plein-temps. Tous ceux qui cherchent (ou acceptent) un temps partiel, une mission d’intérim ou un CDD sont oubliés. Et le Premier ministre oublie aussi les 413 000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE! En réalité, il reste 3 700 000 chômeurs et 1 250 000 RMistes (+ 200 000 en trois ans). Depuis cinq ans que l’UMP est au pouvoir, malgré l’impact de la «réforme» des retraites (500 000 actifs qui quittent «prématurément» le marché du travail), le total «chômeurs + RMistes» n’a pas du tout diminué. Affirmer que «les chiffres du chômage sont les meilleurs depuis1983» , alors qu’Eurostat vient de demander publiquement à laFrance de réviser en hausse les chiffres du chômage, c’est faire preuve d’une dose de cynisme assez colossale.

Hélas, les chiffres du chômage ne sont pas les seuls à donner une image tronquée de la réalité. Jean-Louis Borloo explique à qui veut l’entendre que grâce à lui quelque 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans! Il oublie de dire que les personnes embauchées dans ces emplois travaillent en moyenne 15 heures par semaine (les Echos du 29 décembre 2006). De même, le bilan 2006 du secteur de l’intérim nous apprend que l’intérim emploie quelque 2 millions de personnes qui travaillent «à mi temps, en moyenne, sur l’année». Nicolas Sarkozy critique encore et toujours la réduction du temps de travail et promet «le plein-emploi à plein temps», mais l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine… Aux Etats-Unis, le modèle de «plein-emploi» de Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures (source: Department of Labor). Au Japon, «un tiers des salariés a un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire. Le mois dernier, les entreprises ont proposé deux fois plus d’emplois à temps partiel que de temps plein» (AFP). En réalité, vu les gains de productivité absolument colossaux réalisés depuis trente ans dans toutes nos économies, le débat n’est pas pour ou contre la RTT, mais plutôt quelle RTT, quel partage du travail, quel partage des revenus ? Partage précarité, ou partage égalité ? La France peut supporter la vérité, affirmait François Fillon en octobre dernier. Alors pourquoi mentir sur la réforme des retraites?

Pourquoi mentir sur les chiffres du chômage? Pourquoi mentir en promettant «le plein-emploi à temps plein pour dans cinq ans» alors que toutes les mesures en préparation ne pourront qu’aggraver la précarité? Les dégâts du libéralisme sont tels qu’il ne peut prospérer qu’en avançant masqué. Si l’on fait la lumière sur le vrai bilan de l’UMP et sur la réalité de son projet (une analyse plus complète et des propositions alternatives sur UrgenceSociale.fr), il est très peu probable que les Français voudront lui confier tous les pouvoirs.

Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers?

L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans. Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs…

Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité.

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04 mai 2007

LES ERREURS DE SARKOZY DANS LE DEBAT

Les erreurs et incohérences de Monsieur Sarkozy NUCLEAIRE : Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table. Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur. Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy. RETRAITES : Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ... Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros. DROITS DE SUCCESSION : La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001. De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ... 35 HEURES : Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale. HEURES SUPPLEMENTAIRES : Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ? Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006. Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale. Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres. IRAN : Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium. La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité. SECURITE : Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin. D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est : + 30 % d'agressions depuis 2002. + 11 % de violence faites aux personnes. + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école. Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle. 12 000 policiers agressés en 2006. 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005. Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

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28 avril 2007

Jacques Delors appelle les électeurs centristes à voter Royal

L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors appelle les électeurs de François Bayrou à voter pour Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle le 6 mai. "Il y a urgence, c'est cela que je veux dire aux électeurs de François Bayrou", explique-t-il dans une interview au Journal du Dimanche. "Il faut se compromettre dès maintenant. je pense, en premier lieu, aux 15% de Français qui connaissent une vie très difficile et à qui il faut apporter confiance et moyens d'existence", ajoute Jacques Delors, que Ségolène Royal a rencontré mardi dernier. Il estime que l'essentiel de l'analyse politique de François Bayrou sur la situation de la France est partagé par Ségolène Royal. Quant à l'économie, sur laquelle les programmes UDF et PS divergent, Jacques Delors demande aux centristes d'examiner le bilan du pouvoir sortant. "Nicolas Sarkozy s'efforce de ne pas en parler, mais il est quand même le candidat sortant. Si la France est dans cet état, c'est bien à cause des gouvernements de droite dont il a été un des membres éminents", dit-il.

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19 avril 2007

POUR UN VERITABLE CHOIX

Royal porte le "seul projet" qui s'oppose à celui de Sarkozy

medium_4.jpgJe ne résiste pas à reprendre l'éditorial de Jean Marie Colombani, Président du Directoire du Monde , et qui a le mérite et l'intelligence de poser le véritable problème .



Le président du directoire du Monde, Jean-Marie Colombani estime que le projet de Ségolène Royal est le "seul" à s'opposer à celui de Nicolas Sarkozy et à s'appuyer sur une force politique en mesure de gouverner, dans un éditorial à paraître dans le Monde daté de vendredi.

"Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002" : au soir du premier tour, doivent être réunies les conditions d'une "claire et grande confrontation" entre deux projets de société, avertit le directeur de la publication du Monde dans cet éditorial intitulé : "Impératif démocratique".

"De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même", écrit-il.

"Il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix", juge-t-il.

Traditionnellement dans un scrutin présidentiel, "l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine". "Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second", poursuit-il.

"En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal", poursuit l'éditorialiste.

Selon M. Colombani, la campagne du candidat UDF François Bayrou, principalement axée sur l'idée d'une recomposition politique, revient de sa part à "spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable".

M. Colombani estime également que Nicolas Sarkozy a "franchi la ligne jaune" à deux reprises durant la campagne, en lançant l'idée d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale et en évoquant une origine génétique pour la pédophilie et le suicide.

P.S.Il faut espérer qu'en éliminant au premier tour , les Français auront enfin un véritable choix de société au deuxième tour entre la gauche et la droite !

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17 avril 2007

La France qui se lève tôt..... se réveillera-t-elle à temps??????

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La politique de Sarkozy ne va pas favoriser les Français qui se lèvent tôt pour travailler ou chercher un boulot, mais financer encore et encore une certaine France, minoritaire, la France qui s’enrichit en dormant. Qui va y gagner, avec Sarkozy ? Les riches, les rentiers, les héritiers, les bailleurs, les habitants de Neuilly. Mais nous, simples salariés, travailleurs, employés, bref la grande majorité des électeurs, avons tout à y perdre.

Le projet de Nicolas Sarkozy, c’est « travailler plus pour travailler plus ». Travailler plus, c’est autant de suicides au travail en plus, autant d’accidents du travail et de stress supplémentaires, c’est la porte ouverte à l’épidémie de troubles musculo-squelettiques. Augmenter encore et toujours la charge de travail des salariés est un non sens, au moment où 6 millions de personnes cherchent un emploi ou de meilleurs conditions de travail.

Au même moment, Sarkozy annonce la défiscalisation de 95 % des héritages, un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu et une baisse des prélèvements obligatoires de 68 milliards chaque année. Cet argent manquera forcément quelque part, mais où ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Ce sont les plus pauvres qui vont trinquer !

On constate d’ores et déjà les effets de cette politique, que ce soit en termes d’insécurité, de montée des fractures, d’aggravation de la précarité ou de creusement de la dette, de concentration des pouvoirs. Avec Sarkozy, c’est tout le tissu social qui va se déchirer. S’il est élu le 6 mai 2007, la France d’après se réveillera avec une sacrée gueule de bois.

Si les medias ne le disent pas ou ne peuvent pas le dire, nous le dirons.

« Travailler plus pour gagner plus » : Nicolas Sarkozy propose d’accroître le pouvoir d’achat des Français en leur permettant de travailler plus. Sans revenir formellement sur la durée légale du travail, il souhaite encourager les heures supplémentaires en les exonérant d’impôts et de charges. C’est une escroquerie.

§       Les heures supplémentaires ne sont pas choisies par les salariés

Elles sont imposées par leurs employeurs. C’est la réalité du monde du travail, il est donc illusoire de présenter cette mesure comme une nouvelle marge de manœuvre pour les salariés.

§       Les heures supplémentaires ne coûtent déjà pas très cher.

Depuis la loi Fillon de 2003, les employeurs peuvent imposer 220 heures supplémentaires par an à leurs salariés. Le supplément de salaire n’est que de 25 % (et de 10 % dans les entreprises de moins de 20 personnes et en cas d’accord d’entreprise). Surtout, grâce à l’annualisation du temps de travail, les semaines de 45 heures, compensées par des semaines moins chargées, ne donnent pas lieu à des revenus supplémentaires.

§       L’exonération de charges sur les heures supplémentaires va creuser les déficits.

Les cotisations constituent des salaires différés, qui servent à payer les prestations de protection sociale. Soit ces prestations diminueront faute de financement, et les salariés perdront en protection sociale ce qu’ils ont gagné en salaire. Soit les cotisations sociales augmenteront sur les heures non-supplémentaires, et les salariés perdront en cotisations ce qu’ils gagnent en salaire.

§       L’exonération de charges sur les heures supplémentaires va accentuer la fraude 

Le problème est que ces heures pourraient bien être en grande partie fictives... Les employeurs comme les employés auront en effet intérêt à déclarer un grand nombre d'heures supplémentaires détaxées (difficiles à contrôler) plutôt que d'augmenter la rémunération des heures normales. La durée effective du travail et le revenu n'auront pas bougé, l'effet sur l'emploi sera vraisemblablement nul, mais le coût fiscal à terme potentiellement très important.

§       Les heures supplémentaires aggravent le chômage.

Au lieu d’embaucher, une entreprise qui ferait face à un surcroît d’activité augmenterait son volant d’heures supplémentaires. Cela n’augmente pas le travail effectué, cela augmente le chômage. Ces derniers temps, la durée du travail pour un emploi normal a très peu baissé : avec les heures supplémentaires, la durée réelle du travail est aujourd’hui de 38,8 heures en moyenne, pour un emploi à plein temps (Insee juillet 2003). C’est donc un « partage du travail » assez sauvage qui s’est mis en place : 3 millions de personnes font 0 heure par semaine (les chômeurs), 19 millions travaillent plein pot (souvent trop), 4 millions sont à temps partiel (via les CDD ou l’intérim).

§       Les heures supplémentaires dégradent les conditions de travail.

Les heures supplémentaires, c’est l’assurance que les troubles musculo-squelettiques, les accident du travail, le stress et les suicides en entreprise ont de beaux jours devant eux.

Une mesure en cohérence avec le projet sarkozyste 

Le projet de Sarkozy va à l’encontre de la solidarité nationale, qui prévoit une baisse des prélèvements obligatoires de 4 points de PIB (soit 68 milliards d’euros), le non-remplacement de la moitié des fonctionnaires, la défiscalisation de 95 % des héritages, la déduction des impôts des intérêts sur les emprunts immobiliers, et un « bouclier fiscal » qui limiterait l'impôt global à 50 % du revenu (contre 60 % aujourd’hui).

§       Baisser le seuil du bouclier fiscal de 60 % à 50%

Aujourd’hui, parmi les 93 000 personnes concernées, pour les 16 000 qui ont un patrimoine très important, bien au-delà des 750.000 euros de biens, ce sont 350 millions d’euros qui seraient reversés dans le cadre du bouclier fiscal actuel, soit 22 000 euros par foyer fiscal.

Le rabaissement de ce bouclier, déjà très inégalitaire, à 50 % va surtout profiter aux 16 000 personnes au patrimoine élevé qui pourront voir leur remboursement, déjà conséquent, multiplié par deux. Le nombre de bénéficiaires du bouclier fiscal va aussi augmenter. Ainsi, serait désormais éligible un célibataire gagnant 100 000 euros avec un patrimoine de 3 millions d’euros. Bref, cet élargissement ne va pas concerné les classes moyennes, mais les riches. La mesure coûterait 2 milliards d’euros à l’Etat selon le Snui, soit près de la moitié des recettes de l’ISF.

§       Déduire jusqu’à 50 000 euros du montant de l’ISF pour ceux qui investissement dans une PME

L’impôt de solidarité sur la fortune concerne les 450 000 foyers qui disposent d’un patrimoine d’une valeur supérieure à 750 000 euros. Le taux d’imposition se situe entre 0,55 % et 1,8 % du montant total du patrimoine, pour un montant moyen de 7 500 euros, mais 86 % des assujettis à l’ISF ne paient que 1.100 euros en moyenne. Bref, l’ISF ne coûte cher qu’à une minorité de très riches.

La mesure de Sarkozy revient à exonérer totalement la quasi-totalité des redevables de l’ISF puisque le plafond de 50 000 euros correspond à un patrimoine taxable de 6 millions d’euros, englobant 98% des contribuables à l’ISF. Additionnée au bouclier, elle aurait pour résultat de quasiment supprimer l’ISF.

§       Baisser de quatre points les prélèvements obligatoires

Les impôts, taxes et cotisations sociales représentent 43,5% du PIB. Baisser de 4 points de PIB les prélèvements obligatoires supprimerait 68 milliards d'euros de recettes, soit 2 000 euros rendus par foyer et par an, et 4 900 euros par foyer si on s'en tient à la France qui travaille.

Où trouver cet argent ? En baissant les minima sociaux, en diminuant les logements sociaux, en coupant les crédits des hôpitaux, des collèges, de la recherche, de la santé ? Pour compenser cette perte de revenus, Nicolas Sarkozy évoque le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les gisements que représentent les budgets consacrés aux préretraites et à la formation professionnelle et le fait qu’ « il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d’activité ».

§       Déduire de l’impôt les intérêts d’emprunt immobilier 

Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique et de la stratégie à Exane BNP-Paribas, explique que “cette mesure est inefficace, coûteuse et inégalitaire. Cet expédient pèsera annuellement plus de 2,5 milliards d’euros sur les finances publiques. Il relancera l’inflation des prix de l’immobilier qui s’apaisait. Ce que les ménages gagneront au plan fiscal, ils le perdront au niveau des prix. La situation des particuliers primo-accédants se sera encore dégradée : en prenant tous les risques, ils acquièrent des biens toujours plus chers, avec une dette de plus en plus lourde. (...) Cette mesure ne fera qu’enrichir la rente immobilière, c’est-à-dire les ménages aisés et toute la chaîne des banquiers, notaires, marchands de biens et autres agences immobilières...”

§       Supprimer l’impôt sur les successions

Cet impôt, qui n’est prélevé que sur une partie des biens transmis par une personne à une autre, ne concerne qu’une minorité de contribuables (140 000 successions sur 537 000 décès en 2005). Mais sa suppression coûterait 7 milliards d’euros.

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14 avril 2007

Ségolène Royal : "Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale,

Ségolène Royal en réunion publique à Besançon.royal2007 "Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité.                                                                                                                                                                         Comment peut-il être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait ?". Ségolène Royal rappelle que Nicolas Sarkozy, a "promis des choses invraisemblables" aux salariés d'Airbus qu'il a rencontrés le même jour à Toulouse. " M. Forgeard est parti avec la caisse: il leur a dit qu'il n'était pas d'accord , que tous les emplois seront maintenus. Mais qui était au pouvoir lorsque M. Forgeard a été nommé ?                                                                                                                                                                   C'est M. Sarkozy ! Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros? C'est M. Sarkozy ! Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire quand le plan de suppressions d'emplois a été connu ? Qui a autorisé en tant qu'actionnaire le plan Power 8?"                                                                                                                                                                                                   Elle estime que la méthode du candidat de l’UMP est "une méthode faite de brutalité, de mensonge, de ruptures, de fractures", lui opposant "la force sereine d'un changement efficace". Nicolas Sarkozy, représente "un Etat soumis au Medef, aux groupes financiers". "Moi, je veux être garante d'un Etat impartial qui diminuera son train de vie et garantira le pluralisme des médias". Ségolène Royal dénonce "cette insupportable théorie où on va débusquer le gène de la pédophilie ou de la délinquance. Les pédophiles doivent se voir reconnaître leur responsabilité. Ils ne sont pas malades, ils sont des prédateurs d'enfants. Donc, ils doivent être poursuivis et condamnés en tant que tels". Elle revient sur son "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, l'appelant, "contrat nouvelle chance". Ce contrat, "nous le ferons". Dans une ville rendue célèbre par le conflit des horlogers de Lip il y a bientôt trente ans, elle rend hommage aux ouvriers qui "ont défendu leur outil de travail avec acharnement, avec audace" en continuant de travailler et de produire en occupant leur usine. Pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud et "réformer profondément l'aide au développement", Ségolène Royal prône "l'instauration d'une taxe sur les opérations financières".

Posté par triomagique à 08:35 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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